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Fuites urinaires, 10 idées reçues qui vous empêchent de vous soigner

Puis-je me permettre d’être direct ?
Vous vous trompez quand vous dites que vos fuites urinaires sont une fatalité !

D’accord, vous souffrez d’incontinence urinaire.
Ce problème peut se manifester sous différentes formes : les fuites d’effort, les fuites par impériosité ou les fuites par régurgitation.
Il est possible que cela vous soit apparu pour la première fois pendant votre première grossesse

Vous êtes bien embêtée, vous n’osez pas en parler et vous cherchez une solution pour vous en débarrasser.

Et, tout naturellement, vous vous dites que c’est normal d’avoir des fuites après tout, au vu de l’âge, de la grossesse ou parce que vous buvez trop de thé…
Ça tombe sous le sens.

« J’ai des fuites, pas grand-chose, mais il parait que c’est normal après 60 ans … ».

Est-ce normal d’avoir des fuites urinaires ?

À ce moment précis, vous ressentez à la fois une certaine satisfaction en vous disant que cela fait partie de la vie quotidienne, mais vous êtes également ennuyé car il semble qu’il n’y ait aucune solution.
Alternativement, vous pensez que votre incontinence urinaire est due à une faiblesse de votre périnée et que rien n’est réellement efficace pour y remédier.

Par conséquent, vous expérimentez différents traitements contre l’incontinence, vous prenez des compléments alimentaires, vous arrêtez de faire du sport ou vous optez pour des sous-vêtements imperméables et absorbants.
Vous vous résignez à dissimuler vos fuites urinaires en utilisant des stratégies dont l’efficacité est relative.

Ce que dit la médecine

Les fuites urinaires sont une réalité indéniable.

Avec une prévalence de l’Incontinence Urinaire de 49 % mesurée chez des femmes âgées de plus de 35 ans, les valeurs obtenues dans notre enquête sont plus élevées que celles habituellement retrouvées dans la littérature. Cette pathologie, fréquemment sous-évaluée, représente encore un tabou pour les femmes et qui, dans leur très grande majorité, ne se traitent pas. Ignorant souvent l’existence même des traitements, n’osant pas parler de leurs fuites et les vivant comme une fatalité et non comme une maladie en adaptant leur vie autour de leurs troubles, ces femmes ne savent pas qu’une prise en charge adaptée pourrait restaurer leur qualité de vie et éviter l’aggravation de leur handicap.
(Article de 2010, DOI 10.1007/s11608-010-0352-8 État des lieux de l’incontinence urinaire en France chez les femmes de 35 ans et plus)


15% de la population souffre de pertes d’urines involontaires.
De l’incontinence définitive aux simples fuites urinaires, il existe tout un ensemble de situations différentes qui sont redevables de traitement parfois très important.

Ces troubles de la rétention urinaire peuvent être causées par :
Des phénomènes de destruction tissulaire (descente d’organe importante),
Des dommages neurologiques (atteinte de la moelle épinière ou du cerveau),
Des troubles hormonaux,
Du diabète,
Des suites d’opération chirurgicales (opération de la prostate).

Vous devez parler de vos fuites urinaires avec votre médecin qui vous fera faire différents examens pour évaluer la sévérité de votre incontinence.
Dans certains cas, une opération chirurgicale est la seule solution.

Les fuites urinaires au quotidien

Je vais vous parler des fuites urinaires banales, du quotidien, qui empoisonnent la vie de milliers de femmes et d’hommes qui ne trouvent pas de solution simple et efficace.
De ces pertes d’urine involontaires qui, bienheureusement, sont bégnines et pourraient être traitées manuellement.

Comment faire pour ne plus avoir de fuites urinaires

Le traitement manuel des pertes urinaires est largement méconnu alors que son efficacité a fait ses preuves depuis la nuit des temps.

Les idées préconçues concernant l’incontinence chez les adultes sont tenaces, mais elles vous empêchent de comprendre ce que vous traversez. La physiologie de la vessie et des sphincters est relativement simple, et il est possible de retrouver un fonctionnement naturel des sphincters si vous ne souffrez pas de troubles neurologiques ou d’une descente d’organe importante.

Tant que vous ne comprendrez pas cela, vous ne pourrez pas trouver de solution.

10 idées reçues sur les fuites urinaires

#1 Les fuites urinaires augmentent avec l’âge

Vous êtes très nombreux et nombreuses à penser que c’est normal d’avoir des problèmes urinaires en vieillissant.
Il est vrai que la fréquence des pertes urinaires augmente avec l’âge. 30% des personnes de plus de 80 ans disent avoir des problèmes urinaires (hommes et femme confondus).

Avec l’âge, la vessie perd de son élasticité, l’urètre devient plus fibreux, moins souple et perd de sa densité musculaire, d’où une faiblesse des sphincters.
Le périnée peut être fragilisé pour plusieurs raisons :
Vieillissement musculaire,
Carences hormonales,
Grossesses, accouchements,
Prise de poids,
Séquelles d’interventions urogynécologiques,
Radiothérapie pelvienne.

Malgré les effets naturels du vieillissement sur les tissus, les fuites urinaires ne sont pas une fatalité.
Lorsque le bassin est congestionné, les sphincters perdent de leur efficacité, que l’on soit jeune ou moins jeune.
Une partie des fuites urinaires de la personne âgée est simplement due à la congestion du réseau veineux du petit bassin.


#2 Toutes les femmes ont de l’incontinence pendant la grossesse

Environ 40% des futures mères connaissent des épisodes d’incontinence, ce qui s’explique par deux facteurs.

Premièrement, la croissance de l’utérus exerce une pression sur la vessie, tandis que les changements hormonaux (estrogène, progestérone, relaxine) affaiblissent les muscles du plancher pelvien et les sphincters. Toutefois, ce pourcentage de 40% ne représente pas l’ensemble des femmes enceintes qui éprouvent des fuites urinaires.

Il est donc possible qu’un facteur favorisant se combine aux phénomènes naturels de la grossesse, et c’est justement sur ces facteurs que l’on peut agir manuellement pour réduire ou éliminer les fuites urinaires.

#3 Les fuites urinaires sont dues à une faiblesse du périnée

Le périnée soutien la vessie et les organes.

Les muscles du plancher pelvien

Avoir un périnée tonique et bien vascularisé est une nécessité pour le fonctionnement naturel de la vessie et des sphincters.

Schéma du plancher pelvien

En cas de faiblesse du périnée, il peut y avoir des pertes urinaires et fécales, une descente d’organe plus ou moins prononcée.

2 causes principales d’une possible faiblesse du périnée en dehors des suites d’accouchement ou de chirurgie :
La vascularisation des muscles qui est ralentie,
Le forçage avec des exercices inadaptés.

#4 Le sport favorise la perte de contrôle des sphincters

C’est le grand débat : est-ce que je peux abimer mon plancher pelvien et mettre en danger ma vessie en pratiquant un sport ? La réponse est oui et non !

La pratique régulière et intensive d’un sport qui implique des chocs répétés (course à pied, hand-ball, basket par exemple) sollicite les structures qui soutiennent la vessie. La prévalence de l’incontinence augmente significativement chez les femmes qui pratiquent un sport de haut niveau.
On se retrouve alors devant un mécanisme de sur-sollicitation qui dépasse les capacités de récupération des tissus. Les muscles du plancher pelvien et de la vessie n’ont plus la capacité d’assurer leur rôle de soutien actif.

Les mouvements pour muscler les abdominaux peuvent être source de forçage sur le périnée.
Si vous pratiquez régulièrement des crunch (relevés de buste sur le dos jambes repliées), il y a de fortes chances que vous poussiez sur votre plancher pelvien inutilement.

Mais, ne considérez pas l’effort comme la cause de vos fuites urinaires. Certes, une incontinence peut apparaitre à l’effort chez des sportifs et sportives de haut niveaux.
Mais, pour le quotidien de « monsieur et madame tout le monde », la pratique d’une activité sportive n’est pas suffisamment délétère pour empêcher le fonctionnement naturel de la vessie.

Vous avez des fuites urinaires parce que vous souffrez d’une congestion pelvienne, pas à cause des efforts physiques.

L’effort est un facteur déclenchant les fuites, pas la cause des fuites.

#5 J’ai des fuites parce que je bois trop de liquide

Selon les personnes, le premier besoin d’uriner est ressenti lorsque la vessie contient 100 à 300 ml d’urine. Ce besoin est croissant au fil du remplissage et il devient pressant autour de 400 ml.
À 600 ml, il est douloureux. C’est le contrôle volontaire du sphincter strié et des muscles périnéaux qui permet d’inhiber la miction jusqu’à l’arrivée aux toilettes.
Source : Association française d’urologie

Boire beaucoup d’eau fait aller plus souvent aux toilettes, mais ne donne pas d’incontinence.

Là encore, la même quantité de liquide sur un système génito-urinaire fonctionnel ne posera pas de problèmes.

#6 Une culotte étanche comme solution

Plusieurs fabricants proposent des culottes absorbantes et étanches comme solution à l’incontinence urinaire.
Ces accessoires sont très utiles en cas d’incontinence irréversible. À ce moment-là, la seule solution est d’éviter que les urines ne s’échappent au-delà de la culotte.
Ne vous encombrez pas avec un dispositif aussi barbare dans le cas de pertes d’urine qui ne sont pas dues à une cause irréversible.

Foncez faire traiter vos fuites manuellement.

#7 Les fuites urinaires, ça n’arrive qu’aux femmes

Les hommes aussi peuvent avoir des épisodes de fuites urinaires.

Par exemple, après une chirurgie de la prostate.
Mais, si la prostate est souvent montrée du doigt comme la seule cause possible d’incontinence chez l’homme, il serait dommage de ne pas prendre en compte le mécanisme de congestion pelvienne.
La vascularisation et le drainage de la prostate subissent des contraintes qui peuvent altérer le fonctionnement de l’urètre.
C’est ce qui peut donner un large éventail de situation :
Mictions impérieuses, levers nocturnes, sensation de ne pas vider sa vessie et aussi des fuites urinaires.

#8 C’est naturel d’avoir des fuites urinaires

Non, les fuites urinaires, ce n’est pas « naturel ».

Schéma de la vessie

La nature nous a doté d’un double sphincter vésical.
2 sphincters pour l’urètre.
Un premier sphincter qui se ferme automatiquement quand il y a de l’urine dans la vessie, et un second sphincter que l’on peut contracter volontairement.

Ce qui est naturel, c’est de pouvoir retenir son urine le temps d’accéder à un lieu où l’on peut se détendre et relâcher ses sphincters !
Si de l’urine sort de la vessie malgré ce double contrôle, c’est que les sphincters ne peuvent pas fonctionner naturellement.

#9 Les fuites urinaires, c’est carrément la honte

Dans une société où l’incontinence est un tabou total, il est normal de culpabiliser lorsque quelques gouttes viennent, malgré nous, mouiller notre culotte.

Si vous considérez le corps comme une mécanique qui peut se dérégler, la honte n’est plus de mise.
Vous savez qu’il existe une solution simple et efficace pour régler le problème.
Vous n’y êtes pour rien.
Ce n’est pas votre faute si vous avez des pertes urinaires. C’est votre corps qui subit un dysfonctionnement mécanique.

Ce qui serait embêtant, c’est que vos idées reçues vous empêchent de vous soigner efficacement.
Faites appel à un traitement manuel pour soigner vos fuites urinaires.
La honte n’est plus de mise.

#10 Le traitement manuel ?

Oui, vous pouvez vous débarrasser de vos fuites en faisant appel à un traitement manuel.
Ce n’est ni aberrant ni incohérent.
Le traitement manuel est cohérent avec l’anatomie et la physiologie de la région pelvienne, ainsi qu’avec la physiologie du retour veineux du petit bassin.
Le traitement s’effectue sur l’abdomen afin de décongestionner le réseau veineux du petit bassin et de permettre un drainage veineux naturel de la vessie.

Conclusion

Vous pouvez soigner vos fuites urinaires en faisant appel à un traitement manuel.

Vous ne pouviez pas agir sur vos fuites urinaires parce que vous pensiez que leurs causes étaient irréversibles.
Votre quotidien était miné par vos pertes urinaires parce que vos idées reçues vous empêchaient de trouver une solution efficace.

Maintenant, vous savez que vos pertes involontaires d’urine peuvent être banales et que le traitement manuel pourra en venir à bout.
Vous pourrez boire autant de thé que vous voulez et aller à la salle de sport sans crainte.
Vos sphincters effectueront leur travail sans que vous vous en souciiez.

Idées reçues

Les idées reçues sont tenaces, surtout sur un sujet qui touche à l’intime et à la propreté.
Mais, si vos fuites urinaires ne sont pas redevables d’une prise en charge médicale, vous pouvez faire appel à un traitement manuel adapté à la normalisation de vos sphincters et de votre vessie.

Nos organes peuvent dysfonctionner sans que la cause soit irréversible. Les sphincters de la vessie doivent être vascularisés et drainés correctement pour fermer l’urètre et retenir l’urine.
Vos sphincters ne peuvent plus fermer efficacement l’urètre en cas de congestion pelvienne car le retour veineux du petit bassin est ralenti.
Il suffira alors d’un peu de pression pour ouvrir légèrement les sphincters qui laisseront s’échapper un peu d’urine.
Le traitement manuel permet de drainer et de favoriser le retour veineux de cette région.
Les organes (sphincters et urètre) seront dans un état naturellement efficace pour assure la continence de la vessie.


Cela n’est pas évident au premier abord. Un traitement manuel pour solutionner un dysfonctionnement qui touche à l’intime et au tabou est une idée qui fait peur parce que vous ne voyez pas comment cela peut se passer.

Le traitement manuel des fuites urinaires se fait sur l’abdomen.
La vessie et son réseau veineux se trouvent juste au-dessus du pubis.
L’étiopathe agira manuellement sur cette région pour en améliorer le retour veineux.
À vous de jouer maintenant.
Vous savez qu’il est possible d’agir manuellement sur ce qui détermine vos fuites urinaires.

https://doi.org/10.1007/s11608-010-0352-8

Colopathie fonctionnelle: le traitement étiopathique

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